Nos Résultats d'activité d'observation des cétacés

Il faut poser quelques retenu sur les conclusions apportées dans ce rapport, les données opportunistes étant obtenu au cours de sorties de sensibilisation auprès du public et accompagné d’une recherche acoustique. Les espèces plus actives acoustiquement comme les cachalots et les petits delphinidés comme les dauphins tachetés sont surreprésentées vis-à-vis des autres de par la méthode de recherche. L’effort de recherche est par ailleurs différent selon la période de l’année. En période de migration des baleines à bosse, l’effort sur la côte est plus important qu’en dehors.

Les données de chaque rencontre sont collectées et rapportées dans un formulaire de saisi après la sortie dans lequel nous notons : 

-  La date de la sortie

-  Les heures d’arrivée et de retour (qui permettront de calculer l’effort en mer)

-  Les données météo

-  Les informations sur l’espèce rencontrée avec la position, l’heure, le nombre, le comportement…

-  Et les informations environnementales

Ces données sont alors compilées dans un tableur Excel pour être analyser par la suite sous forme de tableaux de synthèses et de carte de répartition des espèces.


Du 26 janvier au 31 juillet 2019

Synthèse

Au total, 94 sorties ont été réalisées sur la période du 26 Janvier au 31 Juillet 2019. Le nombre de sorties par mois est lié à l’activité touristique de la Guadeloupe, avec un pic de fréquentation en saison sèche en début d’année, et des sorties plus ponctuelles à partir du mois de Juin. L’activité de la société étant nouvelle et commençant au milieu de la haute saison, les variations mensuelles seront plus représentatives dans le futur.

 

Mois : Numéro du mois ;

nbSO : Nombre de sortie ;

nbRE : Nombre de rencontre ;

nbHE : Nombre d’heure en mer ;

nbHM : Nombre d’heure en moyenne par sortie ;

nbRI : Indice de richesse = nbRE/nbHR

Sur les 26 espèces référencées dans le sanctuaire AGOA, 13 espèces ont été rencontrées pour cette période. Le dauphin tacheté pantropical (Sa : Stenella attenuata) est rencontré sur 95% des sorties. Le grand cachalot (Pm : Physeter macrocephalus) semble un peu moins présent sur la zone cette année, mais il représente la seconde espèce rencontrée avec 35% des sorties. La baleine à bosse (Mn : Megaptera novaeangliae) étant une espèce migrante, elle est évidemment très rencontrée sur cette période (25%) puisqu’elle vient dans les eaux de la Guadeloupe pour la reproduction entre Février et Mai. Enfin le dauphin de Fraser (Lh : Lagenodelphis hosei), est souvent rencontré en compagnie des dauphins tachetés dans 24% des sorties. Depuis quelques années les pseudorques (Pc : Pseudorca crassidens) sont plus présents sur la zone en début d’année avec 15% des rencontres. Les autres espèces, plus discrètes, sont rencontrées occasionnellement pour seulement 2 à 5 % des sorties (Fa : Feresa attenuata, Orque pygmée ; Gm : Globicephala macrorhynchus, Globicéphale tropicale ; Ks : Kogia sima, Cachalot nain ; Me : Mesoplodon europaeus ; Oo : Orcinus orca, Orque ; Pe : Peponocephala electra, Péponocéphale ; Sb : Steno bredanensis, Sténo rostré ; Zc : Ziphius cavirostris, Baleine à bec de Cuvier)


Cartographie

 

 

 

 

 

Le dauphin tacheté pantropical est un dauphin que l’on retrouve principalement dans une mer calme. La côte sous le vent se découpe en deux zones de mer calme (Deshaies-Ferry / Bouillante-Vieux Habitant) séparées par une zone plus soumise au vent en face de Pointe Noire. Notre départ se situant dans la baie de Bouillante nous fréquentons plus la zone sud, d’où cette répartition sud des observations de dauphins tachetés. La majorité des observations se situent entre 500 et 1500 mètres de profondeur.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cachalot se nourrit dans les grandes profondeurs, la répartition des observations semble plus liée à la bathymétrie qu’à l’état de la mer. Il est régulièrement observé le long de la ligne des 1000 mètres de profondeur et au sud du sec de Pointe Noire.

 

 

 

 

 

 

 

 

La répartition des dauphins de Fraser semble se coller légèrement à celle des dauphins tachetés pantropicaux, mais dans une zone plus au large entre 1000 et 1500 mètres de profondeur.

 

 

 

 

 

 

 

Les baleines à bosse ne s’alimentent pas dans les eaux de la Guadeloupe, leurs mouvements sont plus liés à des déplacements et à la recherche de partenaires. Il semble y avoir deux préférences, une partie des observations sont situées le long de la côte à faible profondeur, et une autre partie plus aléatoire vers le large.

Les données sur les autres espèces étant trop faible pour le moment pour en tirer des conclusions, nous attendrons d’avoir plus de recul pour les interpréter.


Nos activités de recherches sont encore très jeunes et nous manquons encore de recule pour que nos résultats soient pertinents, mais cela nous donne un premier aperçu très encourageant pour les futures saisons. Un grand merci à toutes et tous qui ont participé et encouragé nos sorties en mer, votre soutient nous est évidement indispensable et très précieux.